Mobilité · 2025 Projet personnel

Velø

Un service de vélos électriques en libre-service à l'identité brutaliste assumée.

01Le besoin

Velø imagine un service de vélos électriques en libre service, conçu pour répondre aux enjeux de mobilité urbaine douce. Un nom court, immédiatement mémorisable, et une identité pensée comme si la marque devait exister demain dans la ville.

Le secteur de la mobilité partagée a convergé vers un registre visuel homogène : vert écologique, formes arrondies, illustrations souriantes. Ce vocabulaire signale la bonne intention mais échoue à traduire la réalité du service, qui est avant tout technologique, connecté et opéré à grande échelle.

S’ajoute une contrainte d’usage rare. L’identité doit vivre simultanément dans l’espace public, sur de la signalétique vue à distance et en mouvement, et dans une interface mobile consultée de près.

02La réponse

Le branding repose sur quatre piliers assumés : accessible, futuriste, connecté et brutaliste.

Une direction brute et épurée. Le registre brutaliste rompt avec la douceur convenue du secteur. Il traduit la nature réellement technologique du service et lui donne une présence urbaine, cohérente avec un objet de voirie.

Une lisibilité de signalétique. Les partis pris de graisse et de contraste répondent d’abord à une contrainte de perception : être identifié en quelques mètres, de jour comme de nuit.

Une cohérence de l’espace public à l’écran. Le système a été construit pour se décliner sans rupture entre station, vélo, application et supports de communication.

Une responsabilité sans démonstration. L’engagement écologique est porté par la nature du service, non par des signaux chromatiques. La marque n’a pas besoin d’être verte pour l’être.

L’identité installe un point de vue et rend une idée crédible, comme si elle devait être lancée demain.

03Le concept

Le nom porte déjà le signe. Le Ø, emprunté aux alphabets scandinaves, introduit une barre oblique dans un cercle : la forme d'une roue traversée par un rayon. Cette coïncidence fait du dernier caractère du logotype un pictogramme en puissance, sans qu'aucun symbole ait à être ajouté. Le choix nordique porte en outre une connotation de design urbain et de mobilité douce, cohérente avec le positionnement.

L'emblème reprend cette logique. Une bicyclette est tracée en lignes d'épaisseur constante à extrémités arrondies, réduite à l'essentiel : deux roues, un cadre, une selle, un guidon. Aucun détail mécanique, aucun rayon, aucune chaîne. Cette économie garantit la lecture à distance, contrainte première d'un objet destiné à la signalétique de rue.

L'électrification est traduite par une seule intervention. Le tube diagonal du cadre est remplacé par un éclair, dans une teinte plus claire qui le détache du reste du tracé. Le signe reste une bicyclette au premier regard, et devient un vélo électrique au second. Aucun élément n'a été ajouté au dessin : un composant existant a été substitué.

Le logotype est composé en capitales linéales très grasses, à contre formes serrées. Cette masse répond à la finesse du pictogramme et installe le pilier brutaliste du branding. La bichromie fonctionne par écart de valeur plutôt que par opposition de teintes, ce qui préserve la lisibilité en réserve sur fond sombre comme en aplat.

La baseline « Le futur du vélo, en libre accès » est posée en linéale grasse sous le logotype, dans un blanc franc qui la détache du vert. Sa présence dans un corps réduit mais une graisse soutenue maintient la cohérence du système sans concurrencer le nom.

↘Les visuels